Tenue victorienne femme, décennie par décennie (1837-1901)
La tenue victorienne femme est celle du règne de Victoria, de 1837 à 1901 : un corsage ajusté sur un corset, une jupe longue et ample, un col haut le jour, un décolleté le soir. Ce qui change d'une décennie à l'autre, c'est ce qui soutient la jupe : jupons en dôme, crinoline-cage en 1856, tournure à partir de 1870, puis jupe en cloche et manches gigot dans les années 1890, quand le chemisier devient la tenue des femmes qui travaillent.
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L'essentiel en cinq points
Les dates. Le règne de Victoria va du 20 juin 1837 au 22 janvier 1901 ; ce guide suit la tenue féminine décennie par décennie.
La silhouette. Dôme dans les années 1840, crinoline de 1856 à la fin des années 1860, tournure dans les années 1870 et 1880, sablier à manches gigot dans les années 1890.
Le corsage. Pointu à la taille, col haut le jour, épaules nues sous une berthe le soir ; long et sans couture à la taille vers 1876.
Les couleurs. Unies et sages vers 1840, vives après la mauvéine de 1856, sombres et riches dans les années 1880.
La fin du siècle. Le chemisier et la jupe, puis le tailleur, habillent les femmes qui travaillent et font du sport.
I.Repères
La femme victorienne : dates et silhouettes
Victoria règne du 20 juin 1837 au 22 janvier 1901. Pendant ces six décennies, la robe garde un corsage ajusté et une jupe longue, mais sa forme change cinq fois.
Schéma : contours simplifiés, sans échelle ; les deux tournures sont vues de profil.
La jeune reine incarne, à son avènement, un goût pour la mise simple, modeste et prudente face aux nouveautés. Toute la mode féminine du règne repose sur le même principe : un corset qui marque la taille, un corsage ajusté, une jupe longue dont l'ampleur dépend de ce qu'on porte dessous. Les dessous, crinoline, tournure et corset, font l'objet de notre guide sous la robe victorienne.
Jusqu'au milieu du siècle, les robes sont cousues à la main et sur mesure ; seuls corsets et manteaux se vendent tout faits. La machine à coudre, brevetée par Elias Howe en 1846 et fabriquée par Isaac Singer à partir de 1851, puis la guerre de Sécession, qui en multiplie l'usage, ouvrent la voie au vêtement de confection.
II.Décennie par décennie
La tenue victorienne femme, de 1837 à 1901
Le corsage ajusté et la jupe longue traversent tout le règne ; ce qui change, c'est la manche, l'encolure, la couleur et surtout le support de la jupe.
1837-1839 : une jeune reine et la fin des grandes manches
Robe du matin britannique, 1837-1840 : l'épaule est ajustée et l'ampleur des manches est descendue au coude, en volants. Photo : The Metropolitan Museum of Art, Wikimedia Commons, domaine public (CC0).
Victoria monte sur le trône à 18 ans, le 20 juin 1837. Son goût pour une mise simple et modeste accompagne un changement déjà en cours : en 1836, la manche gigot des années 1830, gonflée à l'épaule, a atteint une taille qu'elle ne peut plus dépasser, et elle retombe. La silhouette passe de l'élan à une allure douce et tombante.
L'ampleur de la manche glisse vers le bas du bras, au-dessous d'une partie haute ajustée. Le corsage forme un triangle pointé vers la taille ; la taille et l'ourlet s'allongent. Les cheveux, séparés par une raie au milieu, sont lissés sur les oreilles et réunis en chignon. Le bonnet n'encadre plus le visage : son bord se resserre en un ovale étroit qui le cache.
Années 1840 : la ligne longue et le corsage pointu
Robe britannique, vers 1842 : corsage ajusté, jupe en dôme montée à fronces serrées, sous-manches blanches au poignet. Photo : The Metropolitan Museum of Art, Wikimedia Commons, domaine public (CC0).
La silhouette des années 1840 est longue et étroite en haut, ample en bas : buste long, taille fine, jupe en dôme qui touche le sol. Le corset à busc, renforcé de cordons, aplatit la poitrine et tient le dos droit. Le corsage, très ajusté, se termine en pointe à la taille ; vers 1842, les manches étroites, coupées dans le biais, s'imposent, si serrées à l'emmanchure qu'on lève à peine le bras au-dessus de l'épaule.
La jupe, montée à la taille par des fronces très serrées, repose sur des jupons de plus en plus nombreux : deux au moins le jour au début de la décennie, six ou sept à la fin, dont un en crin, la « crinoline » d'origine. Le jour, l'encolure est haute et arrondie, garnie d'un col blanc et de manchettes amovibles ; le soir, elle découvre les épaules sous une berthe de dentelle. Le col droit et sage dit « Jenny Lind » est à la mode à la fin des années 1840.
Dehors, la femme porte un bonnet qui limite la vue de côté, une pèlerine assortie à la robe ou un châle de cachemire, importé d'Inde ou imité en Europe. Les robes sont unies et peu garnies ; la soie changeante, qui varie avec la lumière, gagne la tenue de jour. Elles sont encore cousues à la main, sur mesure.
Années 1850 : volants, manches pagode et crinoline-cage
Robe d'après-midi française, vers 1855 : manches pagode à volants et jupe très ample, froncée à la taille. Photo : The Metropolitan Museum of Art, Wikimedia Commons, domaine public (CC0).
La jupe ne cesse de s'élargir. Jusqu'à sept jupons la soutiennent, jusqu'à l'invention, en 1856, de la crinoline-cage : des cerceaux d'acier qui remplacent les jupons lourds. Bon marché, elle se porte dans toutes les classes ; les jupes atteignent leur plus grande ampleur entre 1858 et 1862.
Le corsage de jour monte au cou, avec un large col blanc ; la taille retrouve sa place naturelle vers 1853. La manche pagode, évasée depuis l'épaule ou le coude, laisse voir des engageantes, sous-manches blanches resserrées au poignet ; elle atteint sa plus grande largeur de 1857 à 1860. Les jupes s'étagent en volants, garnis de franges, de glands et de galons. La robe en deux pièces, jupe et corsage assortis, se répand, parfois avec un corsage de jour et un corsage du soir.
En 1856, le chimiste William Perkin découvre la mauvéine, premier colorant de synthèse : la mode du mauve fait fureur, et la fuchsine, cramoisie, suit en 1859. En 1851, trois Américaines, dont Amelia Bloomer, portent une jupe courte sur un pantalon : le costume « Bloomer » reste marginal mais annonce les tenues de sport. La crinoline fait voler les jupes : le pantalon de dessous redevient indispensable, et les bottines lacées au-dessus de la cheville se montrent.
Années 1860 : la crinoline recule, Worth et les couleurs vives
Robe américaine, vers 1862 : l'ampleur de la jupe part vers l'arrière, en pyramide ; frise grecque noire à l'ourlet et aux poignets. Photo : The Metropolitan Museum of Art, Wikimedia Commons, domaine public (CC0).
Vers 1860, la crinoline atteint sa plus grande largeur, en dôme. Vers 1862, elle part vers l'arrière et prend une forme de pyramide, la ligne de la décennie. En 1868, le devant s'aplatit et la crinolette, demi-cage portée à l'arrière, annonce la tournure. Vers 1865, la jupe de dessus se relève en festons sur un jupon de couleur.
À Paris, l'Anglais Charles Frederick Worth ouvre sa maison en 1858 ; dès 1860, il habille l'impératrice Eugénie. Les couleurs de synthèse s'imposent : au milieu de la décennie, les tons vifs, souvent contrastés, sont partout. Le corsage de jour garde col haut et manches longues, de plus en plus fermées au poignet.
Les jeunes femmes adoptent pour le quotidien la jupe portée avec un chemisier : la garibaldi, inspirée de l'uniforme des partisans de Garibaldi, en mérinos écarlate galonné de noir, col haut et manches bouffantes serrées au poignet, souvent sous une courte veste zouave. Les cheveux se rassemblent en chignon dans une résille de soie ; à la fin de la décennie, les coiffures grandissent et les petits chapeaux basculent sur le front.
Années 1870 : la première tournure, puis la ligne princesse
Robe britannique, vers 1870 : la jupe de dessus, bordée de franges, se relève et se drape vers l'arrière sur la première tournure. Photo : The Metropolitan Museum of Art, Wikimedia Commons, domaine public (CC0).
À partir de 1870, la crinoline cède la place à la tournure : un drapé gonflé au bas du dos, soutenu par des jupons à volants de crin ou une crinolette. Les robes se couvrent de volants, de plis et de fronces ; la jupe de dessus relevée et le long corsage drapé sur les hanches forment la polonaise. L'encolure de jour s'ouvre en V ou en carré, avec un ras-de-cou de velours ou un pendentif de jais.
Vers 1876, la tournure s'efface devant la ligne princesse, du nom d'Alexandra, princesse de Galles : une robe sans couture à la taille, ajustée par des pinces verticales, dont l'ampleur part sous les hanches, parfois en traîne. Le corsage cuirasse, long et sans couture à la taille, l'accompagne. Les corsets s'allongent et se moulent à la vapeur ; la combinaison, chemise et pantalon d'une seule pièce, se répand.
Les robes associent plusieurs couleurs vives : « le monochrome a disparu », note l'historien C. Willett Cunnington. Au début de la décennie apparaît la tea gown, robe d'intérieur ample qui permet de desserrer le corset. Les cheveux tombent en boucles dans le dos, puis remontent à la fin des années 1870 en chignon serré, avec une frange frisée.
Années 1880 : la seconde tournure, en étagère
Robe américaine de 1883, vue de profil : la tournure dessine une étagère au creux des reins ; jupe drapée sur des volants de broderie. Photo : The Metropolitan Museum of Art, Wikimedia Commons, domaine public (CC0).
Au début des années 1880, la tournure disparaît presque : l'ampleur n'apparaît que sous les hanches. Vers 1883, elle revient, rigide cette fois, en étagère au creux des reins ; elle atteint sa plus grande taille vers 1886, quand un auteur de l'époque écrit qu'on pourrait y poser « un bon plateau à thé ». Une tournure pliante à lames de métal permet de s'asseoir. Après 1888, elle rapetisse jusqu'en 1891.
Le corsage de jour a des épaules hautes et étroites et des manches serrées ; l'ourlet s'arrête au-dessus du sol. Les jupes de dessus, drapées et relevées, couvrent un jupon plissé ou à volants. Le soir : manches courtes, décolleté, longue traîne. Le manteau ajusté et le dolman, aux larges manches taillées d'une pièce avec le corps et aux basques courtes qui dégagent la tournure, remplacent la cape. La mode préfère les couleurs sombres et riches et les étoffes en relief : velours, peluche, brocart de satin.
En marge, la robe esthétique, liée aux préraphaélites, se porte sans corset ni jupons lourds, dans des tons de vert mousse et d'ocre ; Liberty ouvre en 1884 à Londres un rayon de robes plus amples. La Rational Dress Society, fondée en 1881, combat le corset. Les chapeaux, hauts et étroits, se garnissent de plumes et d'oiseaux entiers.
Années 1890 : manches gigot, jupe en cloche et chemisier
Robe de dîner américaine d'Alice M. Dunstan, vers 1895 : manches gigot à leur plus grande taille et jupe évasée en cloche. Photo : The Metropolitan Museum of Art, Wikimedia Commons, domaine public (CC0).
Vers 1892, la tournure a disparu. La jupe, taillée en lés, s'évase en cloche et épouse les hanches ; la taille fine dessine un sablier entre de larges épaules et un bas ample. La manche gigot revient et grossit à l'épaule jusqu'en 1895 ; la cape, qui tombe sur ces manches, devient le vêtement de dessus préféré.
Le chemisier (en anglais shirtwaist), coupé comme une chemise d'homme et orné de plis, de volants ou de dentelle, se porte avec une jupe simple : c'est la tenue de jour et de sport, celle des femmes qui travaillent, souvent avec une veste et un canotier. Assorti à une veste et une jupe, il donne le tailleur.
La bicyclette fait fureur : on compte environ dix millions de cyclistes en 1896. La plupart des femmes pédalent en jupe ou en chemisier, peu en culotte bouffante. La « New Woman », instruite, qui travaille et fait du sport, croise la Gibson Girl. Vers 1897, le corset droit devant pousse la poitrine en avant et les hanches en arrière : la silhouette en S dominera vers 1900.
III.La garde-robe
La garde-robe féminine, pièce par pièce
Un corsage et une jupe, ou une robe d'une pièce ; un col et des manchettes blanches ; un châle, un manteau ou une cape ; un bonnet ou un chapeau : c'est la tenue de ville de tout le règne.
Pièce
À l'époque
Aujourd'hui
Le corsage
Ajusté sur le corset, pointu à la taille dans les années 1840, long et sans couture à la taille vers 1876 (le corsage cuirasse).
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La jupe
Longue jusqu'au sol, sur jupons, crinoline ou tournure ; en cloche et taillée en lés dans les années 1890.
Pèlerine, mantelet, dolman dans les années 1880, cape sur les manches gigot dans les années 1890.
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Le bonnet et le chapeau
Bonnet noué sous le menton jusqu'aux années 1860 ; chapeaux de plus en plus hauts et garnis ensuite, canotier pour le sport.
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IV.Couleurs et matières
De la soie changeante aux couleurs de synthèse
Les tons sages
Unis, rayures, carreaux et petites fleurs discrètes des années 1840.
Le mauve
La mauvéine de William Perkin, en 1856, premier colorant de synthèse.
Le fuchsia
La fuchsine, cramoisie, en 1859 ; les tons vifs et contrastés des années 1860 et 1870.
Les tons sombres et riches
Velours, peluche et brocart de satin des années 1880.
Le vert mousse et l'ocre
Les couleurs de la robe esthétique, dans les années 1880.
Le blanc
Cols, manchettes, engageantes, puis chemisiers des années 1890.
Les matières
La soie. Légère pour les jupons, assez ferme pour tenir la forme ; changeante dans les années 1840, rayée ou écossaise dans les années 1850.
Le coton, la laine et le lin. Les tenues du matin et du quotidien.
Le crin. Les jupons rigides des années 1840, la « crinoline » d'origine.
Le velours, la peluche et le brocart. Les étoffes à relief des années 1880.
La dentelle. Les berthes du soir, les cols, puis les chemisiers de la fin du siècle.
Les teintes sont indicatives : elles situent une famille de couleurs, pas une référence d'étoffe.
V.Vers l'époque édouardienne
1890-1901 : du sablier à la silhouette en S
À la fin du règne, la manche gigot dégonfle, le chemisier et le tailleur s'installent et le corset droit devant prépare la silhouette en S des années 1900.
1891
La tournure disparaît ; la jupe s'évase en cloche.
1895
La manche gigot atteint sa plus grande taille.
1896
Environ dix millions de cyclistes : la bicyclette change la tenue de sport.
Vers 1897
Le corset droit devant pousse la poitrine en avant et les hanches en arrière.
22 janvier 1901
Mort de la reine Victoria ; son fils Édouard VII lui succède.
Pour un bal ou une reconstitution, une robe longue à corsage ajusté ; au quotidien, un seul signe suffit : un chemisier à col montant, une lavallière, une jupe longue.
Le haut de la robe, ajusté sur le corset ; pointu à la taille dans les années 1840.
Berthe
Large bande de dentelle ou d'étoffe qui borde un décolleté du soir et couvre le haut des bras.
Engageantes
Sous-manches blanches, bouffantes et serrées au poignet, portées sous les manches pagode.
Manche pagode
Manche évasée depuis l'épaule ou le coude, à la mode dans les années 1850.
Crinoline
D'abord un jupon de crin, puis, à partir de 1856, une cage de cerceaux d'acier qui soutient la jupe.
Crinolette
Demi-crinoline portée à l'arrière, à la fin des années 1860 et au début des années 1870.
Tournure
Volume au bas du dos qui soutient la jupe : drapé dans les années 1870, en étagère dans les années 1880 ; en anglais bustle.
Polonaise
Robe à jupe de dessus relevée et drapée sur une jupe de dessous, typique des années 1870.
Ligne princesse
Robe sans couture à la taille, ajustée par des pinces verticales, vers 1876.
Corsage cuirasse
Corsage long, baleiné et sans couture à la taille, qui descend sur les hanches.
Manche gigot
Manche très bouffante à l'épaule et serrée à l'avant-bras ; au plus large en 1895.
Garibaldi
Chemisier rouge galonné de noir, inspiré de l'uniforme des partisans de Garibaldi, à la mode dans les années 1860.
Tailleur
Ensemble veste et jupe assorties, porté avec un chemisier, dans les années 1890.
VIII.Questions fréquentes
La tenue victorienne femme en cinq questions
Comment s'habillait une femme à l'époque victorienne ?
D'un corset, d'un corsage ajusté et d'une jupe longue jusqu'au sol, soutenue par des jupons, une crinoline ou une tournure selon la décennie. Le jour, col haut et manches longues ; le soir, épaules dégagées. Dehors, un châle, une cape ou un manteau, et un bonnet ou un chapeau.
Quelle est la différence entre crinoline et tournure ?
La crinoline, cage de cerceaux d'acier apparue en 1856, élargit la jupe tout autour du corps. La tournure, à partir de 1870, ne porte le volume qu'au bas du dos. Notre guide sous la robe victorienne les détaille.
Quelles couleurs portaient les femmes victoriennes ?
Des tons sages au début du règne, puis des couleurs vives après la découverte de la mauvéine, premier colorant de synthèse, en 1856. Les années 1880 préfèrent les tons sombres et riches ; le blanc des cols et des chemisiers traverse tout le siècle.
Qu'est-ce que la manche gigot ?
Une manche très bouffante à l'épaule et serrée à l'avant-bras, en forme de gigot. Elle domine les années 1830, retombe en 1836, puis revient dans les années 1890 et atteint sa plus grande taille en 1895.
Comment porter le style victorien aujourd'hui ?
Retenez un signe : un chemisier blanc à col montant, une lavallière, une jupe longue ou une veste cintrée. Pour une soirée à thème, une robe longue à corsage ajusté. Voir notre page mode victorienne.
Fashion Institute of Technology, « 1860-1869 », Fashion History TimelineAnnées 1860 : crinoline en pyramide puis crinolette (1868), Worth, couleurs synthétiques, garibaldi
Fashion Institute of Technology, « 1870-1879 », Fashion History TimelineAnnées 1870 : première tournure, polonaise, ligne princesse, corsage cuirasse, tea gown
Fashion Institute of Technology, « 1880-1889 », Fashion History TimelineAnnées 1880 : seconde tournure (1883-1891), robe esthétique, Rational Dress Society, chapeaux à oiseaux
Fashion Institute of Technology, « 1890-1899 », Fashion History TimelineAnnées 1890 : jupe en cloche, manche gigot (1895), chemisier et jupe, tailleur, bicyclette, New Woman, corset droit devant
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